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1977 - Affiches Expositions Paris et Manheim
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1978 - Berechyit - Tempéra sur toiles -1,80 m x 1,80 m
Collection privée New York
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1981 – Affiche exposition M.I.T.
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1981 - Etude projet Musée de Montréal - tempéra sur papier
50 cm x 75 cm - Collection privée - France
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1982 - Eloi Lama Sabachthani - tempéra sur papier
1,20 m x 1,50m - Collection privée - Italie
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1980-1984 – Etude sur la progressiondes 64 sphères
de l'arbre de vie du zéro à l'infini - 70 cm x 70 cm -
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1983 – Mural d’une piscine à la Puteaux La Défense – Paris
OH Cinema
1987 – Exposition à Bâle – diptyque – acrylique sur toile – 2m x 3,65 m – Cette peinture fut volée
psalm 18-48
1989 – Il m'a délivré de mes ennemis (Psaume 18-48) – acrylique sur toile 1,50 x 2,40 m – collection privée Los Angeles.
Acrylic On Canvas
1994 – Rota II – diptyque – acrylique sur toile - 2,00m x 3,65m - Collection Southwestern Medical Center – University of Texas – Dallas.
Acrylic On Canvas
1989 – Première maquette du projet “Time for Peace des Einbecks”.
Acrylic On Canvas
1989 – Première maquette du projet “Time for Peace des Einbecks”.
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1991 – Introduction du "Einbecks' Time for Peace Project
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2013 – acrylique sur toile 2,10 m x 2,10 m – « Barillet de la transcendance #10 » exposé au Frost Art Museum à Miami affilié aux musées de la Smithsonian Institution à Washington DC.
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2015 – Disque de Sérénité – acrylique sur papier 65cm x 105 cm
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2015 Disque de Séréniteé – acrylique sur papier 65cm x 105 cm

CHRONOLOGIE

par Raphael Jacobs

Jusqu'en en 1964

Robert Einbeck est né à Paris de parents d'origine allemande et belge à l'époque où la seconde guerre mondiale perdure. Fils de Raymond Einbeck et d'Andrée Cohen-Solal il est enfant unique. Si du côté paternel les racines familiales sont germaniques du côté maternel. bien que sa mère soit née à Uccle (Belgique), les ancêtres viennent d'Alger (Afrique du Nord) où ils étaient installés avant de venir en Europe. Au moment de la naissance d'Einbeck, la mère, Andrée, est dénoncée comme juive à la Gestapo par son beau frère. Grâce à l'intervention de Raymond, le père, qui a fait des études à Essen et qui est ami d'Alfried Krupp, elle est sauvée. En 1945, c'est Andrée qui, sous les tirs de la débacle allemande, traverse tout Paris pour plaider auprès du maire la cause de son mari arrêté par les FFI, et condamné à être fusillé pour collaboration. Elle le sauve. Après la guerre, le père, désoeuvré en France, s'adonne à la boisson et au jeu. Très vite la famille se trouve dans la précarité. Einbeck souffre de la mauvaise entente entre ses parents qui finissent par se séparer. Sa mère doit faire face à une situation financière extrêmement difficile. Elle le met immédiatement en pension. Il a à peine 7 ans. Les années qui suivent le sortent de pension et Einbeck fréquente l'école de façon irrégulière quant il ne change pas en cours d'année d'établissements. Andrée connaît des relations sentimentales sans lendemain jusqu'à ce qu'elle rencontre un homme d'origine roumaine dont la famille israélite s'est installée en Palestine avant la création de l'état d'Israël. Elle le suit jusqu'au Pakistan où sous un nom d'emprunt l'homme représente Rolex et la General Motors. Mais dénoncé comme juif il doit fuir le pays et ils s'installent en Israël où ils se marient. Einbeck pendant cette longue période est mis en pension. Il ne sort même pas au moment des vacances scolaires malgré la présence à Paris d'une grand-mère et d'une tante maternelles peu portées à manifester leurs sentiments. Einbeck souffre d'un manque affectif qui l'isole. Andrée et le nouveau père reviennent de voyage et s'installent à Nice pour démarrer une affaire d'import-export d'extrême Orient. Ils font venir l'enfant pour qu'il vive avec eux. Pour Einbeck, qui a 11 ans, la côte d'Azur représente un choc émotionnel. Il goûte à la douceur du climat, à la beauté de la végétation luxuriante, à la vie au bord de la mer. Lui dont la scolarité a été malmenée est envoyé par son beau père dans une institution commerciale avant d'être dirigé sur une école de bijouterie qui satisfait la famille. Dès sa plus tendre enfance Einbeck bercé par la bande dessinée "Little Nemo in Slumberland" créée par l'auteur américain Windsor McCay, commence à dessiner des bandes dessinées tout en se plongeant dans celles de magazines comme Météor ou Bug Danny. Alors qu'il monte son affaire, le beau père tuberculeux passe une partie de ses journées à recevoir des traitements goutte-à-goutte, étendu sur son lit. À la même époque Einbeck sauve du suicide sa mère dépressive et désespérée. Les établissements professionnels qu'il fréquente sont loin de satisfaire Einbeck qui se fait une toute autre idée de son avenir et même s'il se plie aux desiderata de ses parents qui veulent le voir gagner sa vie et rapporter de l'argent à la maison il profite de son temps libre pour se consacrer à ce qu'il aime – entre sa fonction d'assistant comptable et de voyageur de commerce – il lit énormément et s'adonne à la photographie et à la poésie. Comme cela avait été le cas autrefois pour ses dessins régulièrement exposés dans les écoles, ses premiers poèmes sont retenus pour être lus à la radio.

1965

Einbeck s'installe à Londres pour parfaire son anglais mais aussi pour prendre du champ vis à vis de sa famille. Il en profite pour s'inscrire comme auditeur libre au Courtauld Institute of Art afin de s'initier aux techniques de certains peintres de la Renaissance et du XVIIIème siècle. De retour en France, fort de ce nouvel acquis, il travaille comme courtier en peinture ancienne pour une galerie d'art correspondante de la société de vente aux enchères Sotheby's. C'est à partir de ce moment qu'Einbeck fréquente les figures marquantes du Nouveau Réalisme appelé Ecole de Nice. Sa rencontre et l'amitié qui en découle avec le peintre sculpteur et dessinateur outsider Raymond Moretti – qui lui ouvre les portes de son atelier aux studios de cinéma de La Victorine – sera annonciateur de sa vie d'artiste. Impressionné par l'intelligence, le talent et les connaissances acquises par son jeune ami, Moretti lui présente Joseph Kessel, et Louis Nucéra avec qui Einbeck se lie d'amitié. Le peintre surréaliste Pierre Demaria qui vit sur la Côte d'Azur entre aussi dans sa vie artistique comme Georges Ribemont Dessaignes un des fondateurs avec Marcel Duchamp, Francis Picabia et Tristan Tzara du mouvement "Dada". Il rencontre à la même époque l'écrivain peintre Jean Vérame avec lequel il entretient une amitié.

1966-1971

Raymond Moretti illustre un de ses poèmes intitulé Poème mécanique. Le poème est écrit sur un rythme mécanique comme celui d'un engrenage qui s'enroule et se déroule. Il résume l'esprit du monde mécanique dans lequel l'homme contemporain est prisonnier. Einbeck conçoit un livre objet au format d'une pochette de disque 33 tours, constitué de pages de laiton trempées dans un bain d'or et d'acier tiré à 50 exemplaires numérotés et signés. Des illustrations de Moretti accompagnent le texte. Les mots y sont transpercés dans des pages de laiton et les illustrations sont gravées avec des détails transpercés comme l'est le texte. Cette première oeuvre est très remarquée et reçoit les éloges de la critique. D'abord exposée en 1967 au Musée de Saint Paul de Vence puis dans de nombreuses galeries elle est présentée en 1977 à l'ouverture du Centre Georges Pompidou à Paris. À cette période en même temps Einbeck écrit Oublier que l'on Vit, un roman construit sur des rêves éveillés. Raymond Queneau qui en prend connaissance y trouve des connotations avec les Chants de Maldoror de Lautréamont et encourage Einbeck à poursuivre. À la même époque Einbeck rencontre Salvador Dali qui accepte d'illustrer un de ses poèmes intitulé "H, comme bombe" et Georges Ribemont Dessaignes accepte de l'introduire. Le poème est divisé en 5 parties formant les cinq syllabes du mot thermonucléaire – 1- La phase de la Terre "la création de la terre; 2 - La phase des Mots "les polémiques dans le monde; 3 - La phase des Nus "le retour vers la Nature"; 4 - La phase de la Clé "La clé de contact atomique et 5 - La phase de l'Air "L'explosion finale".


En 1968, pour de pressantes raisons alimentaires Einbeck crée à Cannes une agence de relations publiques et de publicité mais accepte dès 1970 la position de directeur artistique adjoint aux Editions Draeger à Paris où il s'installe. Dans ce contexte il réalise deux livres: Les Dîners de Gala avec Salvador Dali et le Picasso de Draeger en collaboration avec son ami le photographe Edouard Quinn. Il s'occupe également de la création artistique de certains budgets publicitaires tels qu'Hermès, Léonard Fashion, Dior.


C'est en 1971 qu'il rencontre les écrivains Jean Demélier et Jacques Brosse qui deviennent ses amis. La même année il quitte Draeger pour dessiner des meubles contemporains mais lors d'une visite au Grand Palais il découvre l'oeuvre de Barnett Newman, peintre américain qui mentionne la Cabale comme source de réflexion de son art. C'est un choc et une révélation pour lui.

1972-1977

La poésie limitée à la langue dans laquelle elle est écrite ne satisfait plus Einbeck et il se tourne vers la peinture qui lui offre un langage analogue fait de signes, de formes et de couleurs et qui peut être réceptif à un plus large public. Ses premières toiles sont montrées dans une exposition personnelle chez un décorateur parisien à Paris en 1975. La critique salue son travail: "La peinture d'Einbeck est un passage entre le monde de la vie quotidienne et celui de la spiritualité. L'esthétique est la transition entre le physique et le métaphysique" (Gilles Plazy – Le Quotidien de Paris) – "Une peinture qui s'engage dans la voie de la beauté […]" (Jean Marie Dunoyer – Le Monde) – "à laquelle […] on échappe difficilement et qui est une invitation au voyage que propose […] ces espaces au coeur duquel surgit une sorte de cosmos éclaté, image d'une énergie confrontée aux symboles de la terre et du ciel…" (Sabine Marchand – Le Figaro) – "Les tableaux se composent souvent de séquences. Ils amènent alors progressivement le regard du chaos à une lumière d'aube…"(Jeanine Baron –La Croix).


En 1978 Einbeck avec le critique Gilles Plazy et dix autres artistes peintres participent à la création du mouvement "Abstraction Vivante" dont la première exposition voit le jour à la Galerie de l'Esplanade à la Défense. La même année après plusieurs expositions de groupe il se voit décerner le prix Victor Choquet du Musée de la Monnaie à Paris. La Galerie du Chapitre expose avec un grand succès une trentaine de ses pièces; des tempéras sur papier, sorte de mandalas focalisés sur les notions du chaos allant vers l'ordre. L'exposition est introduite par Jean Demélier qui écrit : "Voici des mandalas pour la civilisation occidentale. […] Point, ligne, tâche, mouvement se répondent ici et ramènent chacun à ici. […] Un mot oublié depuis près d'une génération retrouve grâce à Robert Einbeck sa place, qu'il n'avait d'ailleurs jamais perdue, et pour cause: cela s'appelle l'harmonie…". Les expositions personnelles s'enchaînent notamment à la Galerie für junge kunstler à Mannheim en Allemagne. La FIAC à Paris ouvre avec une présentation de ses peintures avec des oeuvres de Max Ernst…

1978-1982

Einbeck quitte son appartement du boulevard Montparnasse et s'installe à Montmartre dans l'atelier du Bateau Lavoir où Picasso a séjourné. C'est dans ce mythique lieu de travail que suivant la démarche de Barnett Newman il commence à étudier la Cabale et crée trois oeuvres marquantes intitulées "Berechyit", qui seront exposées à l'Hôtel de Ville de Paris et seront ensuite acquises par un collectionneur américain. Le tantrisme, le Zen, le Yi-King, le Tao sont d'autres domaines spirituels et artistiques auxquels il s'intéresse. En parallèle il s'initie au travaux du Bauhaus de Paul Klee, aux écrits de Wassily Kandinsky "Le Spirituel dans l'Art" et au travail de Mark Rothko qui l'amènent à créer des espaces et des installations propices à la méditation et à la contemplation.


Pendant ces années Einbeck approfondit ses recherches sur la symbolique du signe, de la forme et de la couleur à travers les âges. Dans le but délibéré de s'en servir pour son travail. il crée le C.E.R.C.L.E.S (Centre d'Études et de Recherches sur la Couleur, la Lumière et le Signe). Il s'entoure de chercheurs du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), mais aussi de musiciens comme Olivier Messiaen. C'est à cette époque qu'il entreprend un voyage de plusieurs mois aux USA pour prendre des contacts avec des galeries, des universités et des musées et au cours duquel il rencontre d'autres chercheurs, notamment au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et à San Francisco ou le Dr. Frank Oppenheimer lui fait découvrir l'Exploratorium qu'il a fondé. Le voyage lui ouvre entre autres les portes de la Hayden Corridor Gallery du MIT à Cambridge, de l'Art Center à Waco et de la Gallery of the University of Texas à Arlington qui reçoivent sa série d'expositions itinérantes pour lesquelles il réalisera 12 grandes temperas sur papier intitulées "Les 6 premiers Chemins de l'Arbre de Vie". Le Musée d'Art Contemporain de Montréal (Canada) désire accueillir son projet de grand itinéraire artistique que Janine Baron résume dans un article publié dans le quotidien français La Croix: "[…] À Montréal, l'expérience se jouera dans une suite de quatre salles : après avoir franchi un espace "d'implosion et d'explosion" agressif et très coloré, qui devrait rompre le rythme de la vie quotidienne, les visiteurs pénétreront dans un environnement de plus en plus pâle et reposant jusqu'à la phase finale qui devrait procurer un certain bienêtre en dissipant angoisse et fatigue. Tout au long du parcours, un examen du comportement du public devrait permettre de mesurer les effets physiologiques de l'environnement pictural […]".


Toujours dans la même période, Einbeck a une exposition à la Galerie du Chapitre pour y présenter ses récents travaux découlant de la Cabale. Gilles Plazy écrit dans un éditorial de deux colonnes dans le Quotidien de Paris: "[…] Einbeck n'est pas un faiseur de mandalas, l'illustrateur de quelques religions. Sa démarche est celle d'un artiste contemporain qui a assimilé les données de l'histoire de la peinture abstraite mais aussi un certain nombre de recherches scientifiques (et il reste en contact avec des chercheurs de différentes disciplines). Dans sa quête, de vérité essentielle à l'homme, il allie la science à la métaphysique et retrouve ainsi cette démarche fondamentale de la cabale qui n'est pas la version occulte d'une quelconque religion mais le texte d'une science et d'une sagesse universelle dont on trouve des versions dans diverses civilisations (entre la cabale et le Yi-King chinois il y a plus que des similitudes). Si sa peinture est "abstraite", s'il refuse le recours aux éléments "figuratifs", c'est qu'il ne s'attache pas à ces anecdotes que sont les mythes mais aux forces universelles de la formation et de la création, aux énergies qui animent le monde. Aussi y a-t-il dans ses peintures quelque chose de la tension des champs magnétiques […]".


La même année, la SL Art Gallery de Dallas l'expose à la FIAC (Foire Internationale de l'Art Contemporain) en lui offrant un large emplacement pour réaliser un espace de méditation. Cette oeuvre suscite un vif intérêt. De nombreuses personnalités viennent spécifiquement visiter l'endroit. Dans la même période Einbeck est l'invité de la collection internationale Paris American Academy et expose entre autres au Musée André Malraux, à la galerie Charly l'Envers et à la galerie Patrice Landau.


Des sérigraphies sont commandées par HMK Fine Arts à New York ainsi que par Lucy Berman Modern Graphics à Dallas. Des industriels appellent Einbeck pour qu'il crée des oeuvres spécifiques et c'est ainsi qu'il conçoit des sérigraphies pour Bussière Arts graphiques, des coffrets de disques ainsi qu'un service de six flutes à champagne pour TITN.

1983

L'année 83 marque un tournant décisif dans la vie d'Einbeck. Il vient de rencontrer une jeune femme dont l'intelligence, la beauté magnétique, le riche parcours personnel le fascinent. Installée depuis peu à Paris elle anime une émission radiophonique sur le symbolisme. Leur rencontre est déterminante au point qu'ils se marient la même année. À partir de ce moment là, les projets d'Einbeck, en dehors de la peinture, sont menés en commun avec Marion et notamment la recherche sur la couleur - qui se déroule en 1985 à l'Hôpital Ambroise Paré à Paris dans le service du professeur Bourdarias. Cette recherche sur l'influence de la couleur sur les maladies cardiaques et dont l'objectif sert à l'élaboration des espaces de recueillement d'Einbeck est une première. Elle est menée par une équipe pluridisciplinaire composée d'un spécialiste de la méthodologie, de trois cardiologues, d'un ophtalmologue, d'un ingénieur de la lumière, d'un psychologue, d'un architecte, d'un informaticien et de Robert et Marion Einbeck. Le résultat - publié dans de nombreuses revues scientifiques et de vulgarisation est présenté à l'Hôpital Quinze Vingt à Paris et à l'Accamedia dei Lincei à Rome - est inattendu. Il démontre qu'aucune relation n'existe entre la physiologie et la psychologie des patients. C'est à la suite de cette étude que Robert et Marion Einbeck sont invités par le Southwestern Medical Center à Dallas et le Georgia Institute of Technology à Atlanta.

1984-1986

Le Ministère français de la Culture acquiert l'espace de contemplation qu'Einbeck a créé pour la FIAC. L'oeuvre sera retenue pour être placée dans le foyer de l'Auditorium, de la Bibliothèque Nationale de France inaugurée en 1996 par le président François Mitterrand.


La même année La Redoute qui est la plus importante société française de vente par correspondance fait appel à lui pour le vingtième anniversaire de son entrée en bourse. Einbeck conçoit une oeuvre qui est imprimée en sérigraphie et qu'il décline en 500 monotypes originaux. L'ensemble est présenté au cours d'une soirée de gala à la Tour Eiffel. Einbeck réalise aussi pour le magazine L'Express une sérigraphie déclinée en 200 monotypes signés et qui est sélectionnée pour être montrée dans une exposition intitulée "L'image et les mots" au Centre Georges Pompidou.


En 1985 les montres Swatch font travailler Einbeck sur un projet d'affiche pour leurs voeux de fin d'année. Il réalise un poster sérigraphique recto verso sur papier transparent dont le sujet est "Les 24 heures de Swatch." L'oeuvre est plusieurs fois récompensée à la fois aux Etats Unis mais aussi dans d'autres pays et reçoit notamment le grand prix de l'année de magazine français de publicité Média.


Dans cette dynamique et tout en continuant à exposer, d'autres commandes lui sont passées - les montres Ebel lui demandent de créer un mur tableau éphémère place Vendôme à Paris - Lintas Wordwide, la Banque Sofinco, Vogue Magazine etc…

1987-1988

Sesa Cap Sogeti, société conseil en services informatiques, demande à Einbeck d'intervenir sur le hall présidentiel de son quartier général où il réalise une oeuvre environnementale composée de sculptures en marbre et de muraux sur acier. La chaîne de télévision française M6 lui demande de réaliser le décor de l'émission hebdomadaire de cinéma "Oh Cinéma". La même année Robert et Marion Einbeck associent leur compétence sur un travail de recherche sur la fréquence des citations de la Bible. Le couple réalise alors un oracle réunissant les 64 premières notions de la Bible sélectionnées par rapport à la fréquence de citations et qui est conçu comme un directeur de conscience. Il est édité chez Grimaud.


En décembre 1987, la Galerie Mainetti à Bâle (Suisse) présente un impressionnant espace de recueillement qu'Einbeck intitule "Espace Christique". L'exposition très médiatisée internationalement reçoit une demi page dans l'International Herald Tribune. Ceci est sans nul doute le déclencheur pour que Marion Einbeck le pousse à concevoir un espace de recueillement itinérant pour la paix dans le monde.


Ils quittent la France pour s'installer aux Etats Unis afin de mettre en place leur projet mais avant de partir Einbeck réalise encore une importante commande pour le hall du quartier général de Rhône Poulenc Santé (présentement Aventis) qui est baptisé en son honneur "Espace Einbeck". Le lieu terminé comprend: des sculptures, une fresque murale, des bas reliefs, le design du hall et la mise en couleurs des couloirs en relation avec l'oeuvre. Ceci sera son dernier travail en France.





1989-2011

Robert et Marion Einbeck vendent leurs biens personnels pour disposer d'une somme suffisante à une installation à New York où ils désirent concevoir l'espace de recueillement itinérant qu'ils veulent créer. Les magazines Metropolis et Interior Design leur consacrent de larges éditoriaux et très vite ils s'associent à des équipes d'architectes et d'ingénierie.


Le projet baptisé "Einbecks' Time for Peace Project" s'agrandit d'une salle de concert et d'une salle de cinéma.


Après quelques expositions, Einbeck est invité à la suite de Robert Rauschenberg à exposer son travail qui tourne autour de trois principaux thèmes"Rota" , " Adamah" et "Homo Anima", à Lemarié Tranier Gallery à Washington.


Pour la première fois des formes organiques et végétales morcelées et segmentées apparaissent dans son travail et notamment dans la série des tableaux appelée "Homo Anima". Einbeck les attribue comme si elles étaient vues dans des séquences fragmentées de rêves.


Les articles publiés dans le Washington Post sur les Einbeck leur valent plus de 1,500 visiteurs que la galerie ne peut contenir le jour du vernissage. Les toiles sont achetées. Certaines partiront notamment au Children's National Medical Center à Washington DC, au Southwestern Medical Center à Dallas, chez Continental Insurance et Absolut à New York, Baby Guess à Los Angeles et chez des collectionneurs privés. C'est la même année que Léo Castelli s'intéresse au travail d'Einbeck et lui fait savoir son intérêt pour ce qu'il fait mais comme chaque fois qu'Einbeck prend une décision il s'y tient. Il a déjà décidé d'arrêter momentanément de peindre pour se consacrer avec Marion aux "Time for Peace Film & Music Awards" qu'ils créent en 1994 pour des fundraisings concernant le projet artistique itinérant. Mais le succès rencontré par la cérémonie qui honore annuellement des créateurs du film et de la musique dont une oeuvre de l'année est porteuse de valeurs humanistes est un tel succès, que d'année en année, elle s'étoffe et prend leur temps, leur énergie et leur avoirs. En1995, Einbeck confie à Saks Fifth Avenue de grandes toiles pour cinq de leurs vitrines de la cinquième avenue qui célèbreront aussi Stevie Wonder dont la musique accompagnera les oeuvres du peintre en l'honneur de la deuxième cérémonie des Time for Peace Film & Music Awards qui honore le chanteur pour son album "Conversation Peace".


2012-2015

Après avoir été impliqué pendant près de18 ans dans la mission des Time for Peace Film & Music Awards, dont l’objectif est de promouvoir les valeurs humanistes au travers du film et de la musique, Einbeck décide de se retirer de l’organisation pour se consacrer uniquement à sa peinture. L’organisation qui sera restructurée ainsi que le magazine qui y est attaché seront gérés par Marion Einbeck.


Sous l'impulsion et grâce à l'énergie fraternelle de son ami Moshe – Einbeck revient sur la scène artistique et conçoit un travail pictural, porteur d'une visualité nouvelle et inédite.


L'intention d’Einbeck est de questionner sur les violences inhérentes à l'existence – violences familiales, urbaines, guerrières mais aussi violences de l'être humain envers soi même – et les agressivités meurtrières du monde. C’est ainsi qu’il rédige en Juin 2012 un manifeste sur les armes à feu qui ouvrira sur la conception de 12 grandes toiles qui sont exposées en 2013 au Frost Art Museum of Miami, l’un des plus importants musées de Floride affilié au musées de la Smithsonian Institution de Washington DC. Il réalise la même année à la demande de ses amis Annick et Jean Cousteau « Les vaches sacrées, » tout en essayant de mettre en place le Shock Bang Show un projet musical et visuel avec un producteur de musique à Londres.

AUJOURD'HUI

Après deux ans durant lesquelles ils’est investi dans le période qu’il appelle « The Barrels Period », Einbeck revient au travers de ses « Disques de Sérénité », aux sources de son travail commencé dans les années 70. Une peinture spirituelle menant au recueillement, à la méditation et à la meilleure compréhension de soi et du monde.


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